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Photos et précisions
samedi 19 juillet 2025, par
Restaurer, rouler, ressentir. Chaque voiture que j’ai possédée m’a offert une part d’histoire, de mécanique, de plaisir, et parfois de frustrations. Voici une rétrospective personnelle et passionnée, entre élégance britannique, robustesse germanique et malice populaire.
Ma toute première incursion dans le monde des roadsters s’est faite avec une Mazda MX-5 MKIII de 2006, équipée du moteur 1.8 litres développant 126 chevaux. C’était une voiture simple, légère, extrêmement bien équilibrée, avec une boîte manuelle précise et un comportement joueur. Un vrai plaisir au quotidien, et un excellent point de départ dans l’univers du cabriolet propulsion.
Puis vinrent les sensations plus brutes avec une Lotus Elise S2 de 2002, conduite à droite, animée par le moteur Rover K-Series 1.8 de 160 chevaux. Légère (à peine 750 kg), dépouillée, collée à la route, elle m’a appris la rigueur. Aucune assistance, un châssis d’une précision chirurgicale : une pure machine à sensations, que j’ai entretenue avec une attention maniaque.
À l’opposé, j’ai restauré avec beaucoup de tendresse une Renault 4CV de 1959, à moteur arrière 747 cm³ et 17 chevaux. Ce petit scarabée français, témoin de la reconstruction d’après-guerre, m’a conquis par sa simplicité et son charme désuet. Chaque sortie était un retour dans les années 50, au rythme tranquille de ses suspensions souples et de son moteur chantant.
Dans la même veine populaire, j’ai redonné vie à une Volkswagen Coccinelle T1 de 1962, dotée du mythique flat-four 1.2 litres de 34 chevaux. Sa silhouette arrondie et son bruit caractéristique en ont fait une voiture très attachante. La restauration fut méticuleuse, notamment sur la carrosserie et l’électricité.
Le charme anglais m’a toujours attiré, notamment à travers un exemplaire de MGA Roadster MK1 de 1961. Propulsées par un moteur 1.5 litres de 85 chevaux, cette voiture affichait une ligne fluide, des jantes à rayons, et un intérieur d’époque en bakélite. Restauration complète, sellerie refaite, circuit de refroidissement fiabilisé… Cette MGA était tout simplement magnifique.
J’ai également eu une BMW Z4 MKI (2003), équipée du fameux 6 cylindres en ligne 2.3 litres (en réalité un 2.2L) de 192 chevaux. Son long capot, sa propulsion vive et sa sonorité envoûtante m’ont offert une expérience de conduite plus GT que radicale. Une voiture parfaite pour les grandes balades, alliant rigueur allemande et plaisir pur.
Puis retour chez Lotus, avec une Elise S3 de 2017, cette fois en conduite à gauche et équipée du moteur Toyota 1.6 de 135 chevaux. Plus civilisée que la S2 mais toujours aussi communicative, elle offrait un compromis rare entre sportivité et fiabilité. Aucun travail à faire : elle était parfaite dès l’achat.
La voiture la plus radicale que j’ai conduite reste sans doute ma Caterham Seven 275 de 2019, avec son moteur Ford Sigma 1.5 litres de 120 chevaux pour seulement 540 kg. Une auto à vivre à chaque virage, sans assistance, sans filtre. Un kart homologué pour la route, pur et dur.... surtout pour mon bas de dos ;-)
Plus populaire, mais tout aussi pleine de charme, ma Renault 4 TL de 1981, forte de 27 chevaux, m’a permis de renouer avec les souvenirs d’enfance. Simplicité mécanique, format pratique, et restauration complète, notamment des planchers et de l’habitacle.
Enfin, la voiture moderne la plus puissante que j’ai eue fut une BMW M240i Cabriolet de 2016, équipée du mythique 6 cylindres turbo de 3.0 litres développant 340 chevaux. Boîte automatique ZF, propulsion, châssis affûté : une auto aussi à l’aise sur autoroute que sur les petites routes de campagne. Le luxe et la puissance réunis.
Toutes ces voitures ont été revendues après des restaurations plus ou moins poussées, selon leur état de départ. Aujourd’hui, je poursuis cette passion avec trois projets en cours :
Je travaille actuellement sur une Austin Mini 1000 de 1987, version 42 chevaux, légère et agile, avec une vraie personnalité. Très saine, je ne reprends que quelques éléments d’électricité et l’intérieur, tout en conservant son esprit d’origine.
Je restaure également une Porsche 914-4 2.0 de 1976, atypique avec son moteur central flat-4 de 2 litres développant 100 chevaux. Cette voiture est une passerelle fascinante entre Porsche et Volkswagen, avec un comportement routier unique et une ligne singulière. La restauration est profonde : moteur, faisceaux, tôlerie, freins.
Enfin, ma Triumph Spitfire MKIV de 1974, dotée d’un 1.3 litres de 63 chevaux, est en pleine renaissance. Capot basculant, moteur avant souple, châssis vif. Une voiture parfaite pour les balades à deux sur les petites routes sinueuses. Je refais la ligne d’échappement, la carburation et les ajustements de capote.
Chaque voiture m’a appris quelque chose, chaque restauration m’a confronté à ses défis. Ce parcours n’est pas seulement fait de moteurs et de tôles, mais d’émotions, de souvenirs et de partage. C’est une passion mécanique… mais profondément humaine.
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